François Trinh-Duc, après quatre ans d’attente, nous y sommes.
Quelles sont vos impressions ?
Déjà, ça fait plaisir d’y être. Maintenant, on est là pour la
remporter donc après quatre années aux côtés de Marc Lièvremont,
deux mois de préparation, on y est à cette Coupe du monde. Ça a été
dur, donc on a tous hâte d’être samedi pour commencer cette
compétition face aux Japonais.
Est-ce une fierté d’avoir été dès le départ, un homme fort
du système Lièvremont ?
Une fierté je ne sais pas. Une chance, car ce n’est pas donné à tout
le monde d’être installé depuis si longtemps et d’avoir pu avoir
engranger du temps de jeu et de l’expérience. Donc je reconnais
avoir de la chance.
Quelle bilan tirez-vous de ces quatre années ?
Beaucoup de choses ont changé. J’ai grandi, j’ai mûri, j’ai
progressé aussi au niveau du rugby donc pas mal de choses ont
évolué.
Sentez-vous le soutien du public français depuis votre
arrivée en Nouvelle-Zélande ?
Pour l’instant on n’a pas eu trop d’aperçu, hormis l’entraînement
ouvert au public où il y avait pas mal de Français. Mais on ne sent
pas vraiment la ferveur autour de la Coupe du monde, peut-être lors
du premier match, on la ressentira.
À l’inverse ressentez-vous une ferveur populaire autour de
cet évènement ?
On sent bien que tout un pays est derrière son équipe, derrière le
rugby. Jouer une Coupe du monde, quelque part, sur les terres du
rugby ça donne encore plus envie et du plaisir. J’espère que ce sera
bien relayé en France, malgré l’heure matinale.
"J’ai vraiment envie d’y
être."
Le fait de jouer un match de Coupe du monde vous a-t-il
contraint à changer vos habitudes ?
Je ne vais pas changer mes habitudes. Essayer d’étudier au maximum
le jeu des adversaires, décider la tactique à mettre en place avec
Dimitri (Yachvili, ndlr) des combinaisons. Puis après se rassurer,
emmagasiner de la confiance. La pression me donne envie de jouer et
là j’ai vraiment envie d’y être.
Y a-t-il de l’appréhension à
l’idée d’être associé à Dimitri Yachvili ?
J’ai été un peu étonné de ne pas avoir été plus souvent associé à
Dimitri. On a l’habitude d’échanger. Il n’y a beaucoup de
différences entre Dimitri et Morgan. Je m’entends aussi bien avec
l’un qu’avec l’autre sur et en dehors du terrain donc je n’y vois
aucun inconvénient.
Que savez-vous du Japon ?
D’après les images, c’est une équipe très joueuse, qui a l’habitude
de déplacer le ballon, qui joue plutôt sur l’évitement, la vitesse
et la puissance donc il va falloir bien les contrer. Il faudra être
très rigoureux en défense pour ne pas se faire surprendre parce que
s’ils font du large-large, ça peut être compliqué pour nous si on ne
fait que les subir et qu’on passe notre temps à leur courir après.