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mardi 13 septembre 2011 18:43

Rugby - équipe de France - Coupe de Monde 2011

Traille: "Gommer les erreurs "

Damien, avez-vous craint un moment après vous être blessé à Bordeaux, en match de préparation, de devoir renoncer à la Coupe du monde ?
Non, avec le recul qu'on avait sur ce genre de blessure, j'en ai tout de suite discuté avec le médecin du club et avec les soins qu'il fallait, j'allais pouvoir postuler pour cette Coupe du monde. Je savais que ce serait compliqué pour le premier match, mais que pour la suite en revanche, c'était jouable.

Du fait de cette blessure, aviez-vous la certitude de débuter ce deuxième match ?
Il y a toujours un doute. Une première équipe a été alignée pour affronter les Japonais, par rapport à ce qu'avait annoncé le staff, il y a cette volonté de roulement sur les deux premiers matches pour permettre à tout le monde d'avoir un peu de temps de jeu, sachant que pour certains, on avait joué le match de Bordeaux et que cela faisait un moment qu'on n'avait pas de compétition. Donc on avait besoin de temps de jeu pour les deux prochains matches, être tous disponibles avec un certain temps de jeu pour prétendre à une place dans le groupe.
 

"On avait mal à la tête"


Le déchet important enregistré face au Japon vous a-t-il encouragé sur l'espoir de jouer ?
Vous savez, un début dans la compétition, c'est très difficile. J'ai fait partie de l'aventure 2007 avec un premier match perdu face l'Argentine. On avait vraiment gros mal de tête le lendemain matin, Là, contre les Japonais, on avait mal à la tête, mais ça n'était pas pareil. On a gagné, certes avec beaucoup de maladresses, mais dues aux premiers matches et à l'entrée dans la compétition, beaucoup de stress. Peut-être a-t-on pris ce match un peu trop à la légère par rapport à ces Japonais très difficiles à jouer et qu'on avait déjà eu du mal à battre en 2003. Je crois que ce match, malgré les imperfections, va nous être bénéfique pour la suite de la compétition, ça a permis d'appuyer sur certains points et montré qu'il nous restait encore beaucoup de boulot sui on veut décrocher ce titre de champion du monde. Donc il faut rester positif dans nos propos, avoir confiance dans ce qu'on veut mettre en place et continuer à bosser parce qu'il y a eu de très bonnes choses.

N'est-il pas un peu compliqué de se sentir concerné par des fautes qu'on na pas commises ?
On est un groupe. On ne peut pas dire que si on avait été sur le terrain, on n'aurait pas fait autant de bêtises. C'est le collectif qui a voulu ça, chacun a fait sa petite erreur ; et c'est ce qu'on s'est dit : ce sont ces erreurs qu'il faut gommer si l'on veut être beaucoup plus performant, et notamment lors des semaines d'entraînement, donc beaucoup d'application pour cette équipe du Canada qui va nous poser des problèmes bien différents que ceux que nous ont posé les Japonais.


"C'est toujours un honneur de faire partie du groupe"


N'y a-t-il pas la crainte pour ceux qui rentrent face au Canada de ne venir faire qu'un intérim ? Ou est-ce que c'est une question que vous ne vous posez pas du tout ?
Franchement, ce n'est pas une question qu'on se pose. Au vu de la logique du staff, ils l'ont toujours dit, il n'y a pas d'équipe une, ni d'équipe deux. Ça, ce sont des problèmes que vous vous posez. Nous, on est un groupe de trente, trente pour un objectif ; la compétition est longue, il peut y avoir des contre-performances individuelles, il peut y avoir malheureusement des blessures et tout le monde se tient prêt si on fait appel à lui. C'est toujours un honneur de faire partie du groupe, et on est tout le temps déçu quand on n'y est pas parce qu'on est tous des compétiteurs et qu'on a envie de jouer. Mais ça fait partie du jeu au début, on sait tous qu'il y aura des heureux et des malheureux. Mais on fait tous bosser ceux qui jouent quand on n'y est pas.

Marc Lièvremont a clairement indiqué qu'il souhaitait vous voire vous fixer au poste d'arrière et qu'il ne comptait plus sur vous notamment à l'ouverture. Ça a fait l'objet d'un échange avec le sélectionneur ?
Pas de puis la blessure de David (Skrela), mais en début de préparation, on en avait parlé notamment lorsqu'il m'avait dit qu'il ne comptait plus sur moi qu'au poste d'arrière pour cette Coupe du monde et éviter que je joue sur trois postes et que j'ai des repères qui reviennent le plus souvent possible.


 

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