Marc Lièvremont, vos premières impressions ?
Ca se passe bien. On a pris possession du site, de l’hôtel. On a
vécu notre premier entraînement, notre premier haka aussi,
sympathique à l’aéroport et un peu plus musclé à l’hôtel. On a pu
bien s’apercevoir qu’on était en Nouvelle-Zélande, que ça vit rugby,
que ça pense rugby. Il n’y a qu’à voir le nombre de journalistes
devant nous. Manifestement, il y a quelque chose d’important qui se
prépare. Pour le reste, au sein du groupe, chacun a pris ses
quartiers en essayant de passer une nuit de sommeil pas trop agitée.
A priori, ça a été plutôt réussi.
Le décalage horaire ?
On est arrivé il y a 24 heures donc on a essayé de gérer un peu
les vols et de commencer à récupérer. On espère que l’ensemble du
groupe aura récupéré d’ici à 48 heures. Samedi et dimanche, on
aimerait bien travailler à l’entraînement, ce qui ne sera pas le cas
cet après-midi ou demain matin, où ça restera assez léger.
Aviez-vous programmé un pic de forme ?
C’est toujours difficile sur une préparation qui dure deux mois
et demi en comptant les premiers matchs de se dire qu’il faudra que
l’on soit au sommet en quarts de finale. Il faudra qu’on soit très
bien pour les Blacks, dès le troisième match. La préparation n’a pas
été linéaire pour tous. On a intégré des blessés progressivement,
certains se sont blessés pendant un certain temps. Là, on va
continuer à bosser, à partir du moment où on aura digéré ce décalage
horaire. On aimerait être en forme pour les quinze premiers matchs.
"On a joué deux matchs, on a
démarré la saison il y a deux mois donc il y a du retard un peu
partout."
Que souhaitez-vous travailler aux entraînements ?
Un ensemble de choses. Ce matin, c’était léger sans contact,
avec des maniements de ballon, des petits jeux, des petites relances
sans opposition. Cet après-midi, on sera plus sur un travail
spécifique de jeu au pied, toujours sans contact, et quelques
touches pour les avants. Après, on va rentrer dans la préparation
normale. Ce week-end, on souhaiterait travailler physiquement parce
qu’il y a eu le déplacement à gérer donc des entraînements plus
rythmés, plus heurtés.
Etes-vous en retard dans certains domaines ?
On a joué deux matchs, on a démarré la saison il y a deux mois
donc il y a du retard un peu partout. On doit avoir une conquête
plus performante. A la faveur de ce qu’on a vu contre l’Irlande les
deux fois, on n’est pas encore en place. On sait aussi qu’on a ces
deux matchs contre le Japon et le Canada qui doivent nous permettre
de monter en puissance.
Les profils de vos deux premiers adversaires auront-ils une
incidence sur vos compositions d’équipe ?
Non, on ne va pas monter un collectif par rapport aux
problématiques que peuvent nous poser le Japon et le Canada. Je
pense que, quelque soit l’équipe alignée, on devrait avoir les
moyens de battre ces deux équipes. Ce n’est pas sur des
problématiques de stratégie liées à ce que vont nous proposer ces
équipes que l’on va composer nos deux groupes.
"je ne suis pas le championnat
japonais au quotidien mais je connais les joueurs."
Vous appuierez-vous
sur ce que vous avez vu contre l’Irlande ?
Oui et puis on devra gérer l’effectif. On a besoin de donner du
temps de jeu à tout le monde, au moins sur ces deux matchs. Pour
ceux qui ont joué à Bordeaux, cela fera déjà trois-quatre semaines
qu’ils n’ont pas joué. L’idée, ce serait de faire deux bons matchs
pour pouvoir intégrer rapidement les remplaçants, dès le début de la
deuxième mi-temps.
Connaissez-vous les joueurs de la sélection japonaise ?
J’aurais du mal à citer des noms parce que quand je travaille
sur des vidéos, je n’ai pas toujours les compositions d’équipes.
C’est vrai que je ne suis pas le championnat japonais au quotidien
mais je connais les joueurs.
Avez-vous déjà une idée précise sur la composition
d’équipe pour la première rencontre ?
Oui, on en parlera mardi.