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vendredi 09 septembre 2011 15:51
- Volley - Euro 2011 |
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Pujol :
"Objectif quart de finale"

A la veille du début du Championnat
d'Europe face à la Finlande, Pierre Pujol, le nouveau capitaine de
l'équipe de France de volley, annonce l'objectif des bleus et
passe en revue ses prochains adversaires.
Quel est l'objectif des Bleus
dans ce Championnat d'Europe ?
L'objectif annoncé par la Fédération et par le staff, c'est
d'aller en quart de finale. Après, quand on est sportif de haut
niveau, on rêve toujours d'en faire plus, surtout en équipe
nationale.
Sentez-vous cette équipe de France plus forte que lors du dernier
Championnat du monde ou de la dernière Ligue mondiale ?
Que la Ligue mondiale, j'en suis persuadé. On a eu des blessures,
des absences, des suspensions, des mecs qui n'étaient pas en forme.
La saison avait été longue pour tout le monde. Oui, cette équipe-là
est bien plus forte qu'à la Ligue mondiale. Après, lors du
Championnat du monde, sans la blessure d'Antonin Rouzier, je pense
qu'on aurait pu aller très loin.
Quels sont les points forts des Bleus ?
On peut avoir une force offensive qu'on a jamais eu dans le passé
avec Rouzier, Ngapeth, Tuia. Il y a des mecs qui ont un gros
potentiel physique. Avant, on avait peut-être des joueurs plus
stables derrière mais moins impressionnants.
Les points faibles ?
Il y en a plein. On a encore rien fait, rien prouvé, rien montré.
Je ne peux pas tous les citer parce que pour atteindre le top niveau
mondial, il y a une multitude de détails à régler. Il faut arriver à
se trouver une identité de jeu et à la mettre en place lors des
grosses compétitions européennes.
"Ce n'est pas une poule
facile, loin de là."
Votre groupe A également composé par la Belgique, l'Italie, la
Finlande est-il un groupe abordable ?
Quand on dit aux gens qu'on a la Belgique, la Finlande et
l'Italie dans notre poule, ils nous disent qu'il y a l'Italie et
basta. Et bien non, la Finlande, ça fait quelques années qu'ils ont
émergé au plus haut niveau. Ils ont fini quatrièmes à l'Euro il y a
quelques années. Ils ont trois ou quatre joueurs de leur six de
départ qui joue en Italie, qui ont joué dans des grands clubs ou qui
jouent en Pologne. C'est un gros morceau. C'est une nation qui veut
devenir une grosse nation, qui est structurée, qui fait tout pour.
On sait que ça va être compliqué. L'Italie, on ne la présente plus,
c'est un des favoris de l'Euro. La Belgique, c'est une équipe qui a
beaucoup de mouvement dans son championnat. Beaucoup de jeunes
joueurs qui partent jouer en Italie cette année. C'est une équipe
qui joue très bien au volley donc il faut se méfier Elle ne fait pas
partie du top mondial pour l'instant mais elle a une très belle
génération qui arrive. Ce n'est pas une poule facile, loin de là.
Quels sont pour vous les favoris au sacre ?
A part l'équipe de France, évidemment (rires). Je dirais la
Russie, l'Italie, et si j'ai le droit à un troisième nom, peut-être
la Bulgarie, mais un cran en-dessous. Je mets la Russie en un et
l'Italie en deux. La Russie a une force physique hors du commun
qu'elle a depuis 20 ans. Ils ne gagnaient pas grand chose, voire
rien du tout, les dix dernières années. Maintenant, ils ont gagné
(la Ligue mondiale, ndlr), ils savent ce que c'est de gagner une
grande compétition. Ils ont un groupe qui évolue ensemble depuis
cinq ou six ans, ils arrivent tous à maturité. Ils ont pris
l'habitude de gagner.
Comment s'est passée la réintégration d'Earvin Ngapeth dans le
groupe ?
Super bien. Ce n'est même pas une réintégration. Il y a eu un
souci sous forme d'incompréhension générale. Ça a pris une ampleur
pas possible alors que ça n'aurait jamais dû. C'est un joueur
important, un bon mec qui revenu dans l'équipe. Il fait du bien à
l'équipe de France. Ça fait du bien à tout le monde qu'il soit
revenu.
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