|
mardi 13 septembre 2011 18:58
- Basket - Euro 2011 - |
 |
|
|
Noah:
"Aller au bout"

Joakim, que vous inspire cette équipe
grecque que vous affrontez jeudi ?
Déjà, c'est un quart de finale, donc un match très important. C'est
maintenant ou jamais. On est prêts, on se prépare à la guerre. Les Grecs
jouent très bien au basket mais nous, on a un but: aller au bout. On
doit concentrer toute notre énergie sur une seule équipe. Et ça tombe
sur eux... Ils ont beaucoup d'expérience, ils jouent depuis plusieurs
années ensemble. Je connais assez bien leur meneur (Nick Calathes,
ndlr) parce qu'il jouait à Florida, mon ancienne université. C'est
un très bon joueur. On sait que ça va sûrement être très chaud.
Les anciens en équipe de France vous ont-ils parlé du passé difficile
des Bleus contre les Grecs ?
Je sais juste que ça ne s'est pas très bien passé... (Il sourit).
2005, c'est loin. Aujourd'hui, on est en 2011. Il y en a certains qui
l'ont vécue (la demi-finale de l'Euro perdue 66-67), qui s'en
souviennent. D'autres non. Moi, ce n'est pas quelque chose qui me
motive. Le passé, c'est le passé et dans un match, ça ne sert à rien. En
revanche, arriver en demi-finales, oui ça me motive. Après, chacun a une
mentalité différente et tant que c'est dans le même but, c'est tout ce
qui importe. On a envie d'aller en finale, et pour y arriver il faut
juste qu'on donne tout contre eux. Dans notre groupe, tout le monde a
faim.
Après deux semaines de compétition, quel regard portez-vous sur le
niveau du basket européen ?
Moi, j'adore. Le niveau est très relevé. En NBA, le jeu européen a
parfois la réputation d'être moins physique, un peu plus soft. Mais ce
n'est pas du tout le cas. Je trouve au contraire que le jeu, ici, est
plus physique. Aux Etats-Unis, tu sais d'où le coup va venir alors que
là, tu en prends de partout ! En Europe, les espaces sont moins grands,
le jeu est plus intelligent. Il faut vraiment être au bon endroit au bon
moment. Il y a aussi moins de règles individuelles, plus de collectif.
Cette règle des trois secondes dans la raquette, par exemple, change
beaucoup la manière de jouer.
Avez-vous trouvé votre place dans cette équipe de France, que vous
découvrez cette année ?
Je n'ai pas beaucoup d'expérience dans cette équipe mais je me sens de
mieux en mieux. Sur le terrain, je suis un peu plus confortable. Il faut
que j'essaie de faire attention à ne pas prendre de fautes bêtes en
début de match parce que ça m'a pénalisé lors des premières rencontres.
Mais bon, c'est plus facile à dire qu'à faire...
Etes-vous satisfait ce que vous avez apporté jusque-là ?
Je ne suis jamais satisfait. Je suis mon plus grand critique. Je peux
faire mieux. Et je pense que si un joueur perd ça de vue, il devient
moins fort.
Comprenez-vous un peu mieux l'attachement au maillot bleu et le
projet qu'ont certains de vos coéquipiers ?
Il y a des joueurs qui font ces compétitions, ces sacrifices, tous les
ans depuis huit, neuf ou dix ans. Ça montre qu'ils vivent pour ça. Il y
en a même qui préfèrent jouer en équipe de France plutôt qu'avec leur
club en NBA. C'est grand.
Tony Parker vous a-t-il transmis le "virus équipe de France", cette
envie de revenir chaque été ?
Préparons d'abord ce match contre la Grèce et qualifions-nous pour les
Jeux Olympiques... Jouer pour son pays aux J.O., ça serait quelque chose
d'incroyable. Tous ceux qui me font part de leur expérience me disent
que c'est le plus beau moment de leur carrière. Après, les virus et tout
ça, on verra plus tard.
|
 |
|
|
Fils
infos / Hand, Basket, Volley |
Toutes les brèves
|