Avant d'affronter
l'Albanie vendredi soir, Alou Diarra estime que le nul
concédé en Biélorussie au mois de juin doit «servir de
leçon». L'entame de match sera primordiale, prévient-il.
«Alou Diarra, quel
est, selon vous, le danger face à l'Albanie, vendredi
soir?
Il y a danger si on aborde mal le match. Il ne faut
surtout pas sous-estimer cette équipe qui arrive à faire
de très bons résultats devant son public. Ils ont réussi
à battre la Bosnie, ici. Ce n'est pas rien, on se méfie
beaucoup. A nous de rester vigilants et d'être
conquérants. Si on tombe dans la facilité...
En ce sens, le nul concédé en Biélorussie au
mois de juin constitue-t-il un bon avertissement ?
Oui, c'est une très bonne leçon. On apprend toujours
après des matches difficiles. Contre la Biélorussie, on
avait mis trente minutes à rentrer dans le match. Ça
nous avait été fatal, même si on n'avait pas perdu.
Aujourd'hui, on sait à quoi s'attendre. L'Albanie ne
nous donnera rien. Ce sera à nous d'aller chercher un
résultat.
Comment situez-vous cette formation albanaise
par rapport à la Biélorussie ?
Les deux équipes se valent. Ils font de bons résultats
dans leur stade, ils ont quelques joueurs de qualité
capables de créer le danger à tout moment. Il faut les
respecter.
"Des matches
où il faut faire preuve de caractère, où il faut
répondre présent."
Beaucoup de duels
sont attendus vendredi soir. Est-ce le type de match qui
vous convient ?
On va jouer dans un cadre un peu hostile. Ce sont des
matches qui me plaisent, des matches où il faut faire
preuve de caractère, où il faut répondre présent. On
sait aussi qu'en cas de succès, on augmenterait encore
nos chances de qualification. C'est la dernière ligne
droite. On n'a pas le droit à un faux pas.
En terme de pression, ce match est-il comparable
à celui que vous aviez disputé en Bosnie au mois de
septembre ?
C'est vrai qu'à Sarajevo, il y avait énormément de
pression parce qu'on venait de perdre à la maison.
C'était déjà un match décisif. Celui de vendredi est
également très important, c'est même un tournant, mais
on doit l'aborder dans une autre optique. On a plus de
confiance, davantage de vécu commun... Notre objectif,
c'est de préserver notre première place pour se
qualifier directement.
En cas de double succès contre l'Albanie et la
Roumanie, la France serait-elle -pour vous- qualifiée
pour l'Euro ?
On aurait un pied en Ukraine et en Pologne, je pense...»